Il est primordial de connaitre et reconnaitre les symptômes, se sont des signes cliniques importants à prendre en compte, tant pour les patientes que pour les thérapeutes.
Et non ! « Ils ne sont pas dans votre tête Madame ! »
Ils sont très complexes et variables d’un jour à l’autre et d’une patiente à une autre. Apprendre à les connaitre, à les décrire, les localiser, en utilisant le bon vocabulaire est essentiel pour le suivi efficace de sa pathologie par la patiente, mais également pour les thérapeutes.
Cela va permettre à la patiente de suivre sa maladie en réintégrant son corps, devenir active dans son suivi, trouver des stratégies de soulagement (médicamenteuses ou non ), mieux communiquer avec ses soignants, faire des choix éclairés et conscients sur les traitements proposés.
Pour les thérapeutes, poser des questions aiguisées sur les symptômes : on les passe au peigne fin, afin de déterminer les formes pour orienter plus vite le diagnostic. Mais aussi cibler les traitements efficaces, répertorier et prendre en charge les différents impacts collatéraux de l’endométriose chez la patiente et cela permet proposer des soins adaptés.
Suivre les symptômes, permet de reconnaitre les facteurs qui les déclenchent, les aggravent, ou au contraire les calment.
Les paragraphes qui suivent vont vous faire visiter la « dark side » de « la vie de la Belle au Bois dormant ».
LES 5D : sont à ce jour les symptômes principaux évocateurs de la maladie
Signes évocateurs de l’adénomyose :
Les symptômes sont uniquement pendant les règles (cataméniaux), ou s’aggravent avant et pendant les règles, ils peuvent signer une endométriose.
Ils sont peu fréquents;
Beaucoup de personnes atteintent d’endométriose et/ou d’adénomyose ont des troubles urinaires et/ou digestifs, sans lésion d’endométriose infiltrante visible dans la vessie ou le tube digestif (que ce soit à l’imagerie, ou en chirurgie) . Certaines n’auront que les douleurs digestives sans douleurs pelviennes.
Ils peuvent résulter de l’interaction entre :
L’hypersensibilisation périphérique :
Va donner une hypersensibilisation viscérale .
Tous les organes du petit bassin sont innervés par les mêmes nerfs issus du plexus hypogastrique et les racines sacrées. (système neuro périphérique)
L’inflammation chronique liée aux règles et de bas grade va enflammer les lésions, les tissus périphériques et les organes. Mais également leurs NERFS. Ils vont de venir HYPER-ACTIFS.
L’hypersensibilisation centrale :
Va donner une amplification du signal
Les stimulations douloureuses répétées vont donner des modifications durables dans le temps au niveau medullaire et cérebral (Système neuro central)
Cela va donner une amplification de signaux viscéraux normaux : le cerveau imprime l’information au niveau central qu’il y a un problème en périphérie sur un organe, là où il n’y en a pas, et va donner une réponse érronée.
Cela va se répercuter au niveau global, pelvien, vésical, intestinal et génital avec des symptômes très spécifiques (Lire Endocyclopédie pour plus de détails : l’article est très complet)
Cette hypersensibilisation périphérique et centrale va majorer de manière globale tous les symptômes décrits dans les symptômes fonctionnels. Et de manière spécifique localement sur les sphères urinaire, génitale surtout et intestinale.
Une crise d’endométriose est un épisode aigu de douleur intense, provoqué par l’activation des lésions endométriosiques.
Elle arrive sans prévenir : elle dure de un à plusieurs jours.
Elle peut avoir lieu au moment des règles, de l’ovulation, ou n’importe quand pendant le cycle.
Les douleurs de crise sont différentes des douleurs du quotidien d’une femme atteinte d’endométriose. Elles sont beaucoup plus intenses et beaucoup plus longues que les douleurs vécues au quotidien.
C’est un véritable tsunami qui ravage tout sur son passage. Tout le corps est en ébullition : les douleurs se font ressentir au niveau gynécologique, le système digestif, urinaire, les lombaires, les jambes, ou toute autre partie du corps.
Elles sont insupportables et ne cèdent pas aux antidouleurs même puissants. Il est impossible de passer une journée normale, voire d’aller travailler. Je me suis vue remonter à plat ventre 3 étages de mon cabinet à mon logement risquant de m’évanouir plus de dix fois.
Les réactions Neurovégétatives peuvent amener la patiente à vomir, voire s’évanouir.
Quand la crise est finie, les femmes se sentent très fatiguées, voire épuisées pendant plusieurs jours, à cause de l’intensité des douleurs et de la durée de la crise.
Il peut y avoir plusieurs facteurs déclencheurs comme : le stress, la fatigue, le « trop de trop » d’activités, de sport, les émotions, une alimentation peu adaptée, les rapports sexuels et l’orgasme, le manque de mouvement, parfois le froid, voire les bains chauds, les changements de rythme, manger trop vite, le manque de sommeil, etc etc
Les facteurs se cumulent et vont déclencher une crise.